Poireaux, en vert et contre tout

Petit Escargot

Oui, c’est un titre pour le moins bizarre pour une course d’endurance. Mais il faut savoir qu’un des virages de Saint Laurent de Mure se nomme l’escargot. Et il ne nous en a pas fallu plus pour chanter « Petit Escargot porte sur son dos » pendant tout le week-end. On en a même fait une version metal pendant la course.

Mais revenons au sujet : la dernière course d’endurance de la Poirsouille Endurance Team pour 2017. Si vous avez bien suivi, elle avait lieu à Saint Laurent de Mure, proche de Lyon.

Un beau tracé, rapide, du dénivelé, de quoi se faire plaisir
L’équipe fraichement installée : Stéphane, Aurélie, Seb, Marie, Xavier et Aurélien

Et il y avait du beau monde pour cette dernière course. Ah non, je ne parle pas des top pilotes qui roulent en endurance mondiale qui étaient présents, je parle de ceux qui ont formé la team pendant ce week-end.

Évidement, il y avait Seb et Xavier comme pilotes, mais une troisième s’est jointe à notre groupe pour user de la gomme : la fameuse Marie SpiritOfTT qui venait de finir le Moto Tour. Autant dire qu’on n’avait pas peur qu’elle nous lâche au beau milieu.

Un quatrième pilote s’est joint à nous : Aurélien. Mais lui découvrait la course en vitesse, au guidon de la Carotte.

Michel était toujours présent à son poste de Team manager.

Niveau intendance, Aurélie (Chérie de Xavier), aidée par Claire (@neur0nia) qui a aussi fait CM.

Claire, main d’œuvre souriante

Aurélie a aussi eu la lourde tâche de nous panneauter. Oui, on est pour le cumul des mandats.

Pour la partie mécanique, on a fait confiance à Stef, venu de Digne.

Et pour finir, Romain nous a servi de coach.

Enfin, quand je dis finir, c’est pas vraiment vrai, car il y a tous les gens qui sont venus nous voir : les parents de MotoGPAddict (si vous ne le connaissez pas, il fait des vidéos drôles qui parlent de moto GP), Sam, Yoann, IRawner, Ludo et Fanny, Mathieu du 3DMS, les cousins de Xavier,

« Un dépassement sur ligne blanche, c’est 4 points »

et surement quelques personnes en plus. Bref, y avait max de monde et ça nous a bien fait plaisir.

Purée, on vous a fait une belle intro, ça serait peut être le moment de rentrer dans le vif du sujet. Passons rapidement sur le vendredi soir, les quelques bières ingurgitées et les blagues plus ou moins drôles et arrivons au samedi midi, une fois le stand installé dans la froidure (dure).

Pour l’endurance, il y avait des essais puis des qualifs le samedi. Xavier part dans la meute pour les essais, histoire de voir ce que donne un circuit inconnu de 1,2 km avec 43 motos dessus. Ben il est pas mal du tout (on parle du circuit). Assez rapide, avec un double droit qui se prend à fond au bout d’un ligne droite en descente ! Seb prend la suite pour quelques tours avant de filer la moto à Marie qui découvre le circuit, une Honda, et la cylindrée. Tout se passe bien.

Mode découverte pour Marie, qui lime tout de même du slider

Le temps passe puis on arrive aux qualifs. Même schéma que précédemment : Xavier va tenter de faire un chrono dans la meute car il est plus à l’aise que Seb dans ces conditions. Seb va ensuite profiter d’une piste plus claire pour claquer lui aussi un chrono, et Marie profiter des 10 dernières minutes pour continuer à se familiariser avec la moto (et claquer un chrono si possible). Sauf que ça ne se déroule pas du tout comme ça. Déjà, Xavier doit attendre longtemps en pré-grille, on ne sait pas trop pourquoi. Puis il part, et tout de suite drapeau rouge, on ne sait toujours pas pourquoi. Des conditions idéales pour rentrer dans le rythme. Puis c’est enfin le départ des qualifs. Xavier esquive les lents, les motos à terre et évite de se faire embarquer par des rapides. Le contrat est rempli et il passe le guidon à un Seb qui va profiter d’une piste claire pour faire des chronos… qui ne seront pas pris en compte. Il y a un problème de chronométrage, et aucun chrono officiel n’est pris. Et Marie dans tout ça ? La pauvre n’a pas pu rouler, les 30mn initiales sont devenues 20mn, sans qu’on le sache.

Mais il va y avoir une autre qualif le soir après les courses de vitesse, pour rattraper le couac. 30 minutes ! Ah non, en fait ça sera 20. Ou plutôt 15.

On a pu se consoler devant un beau coucher de soleil

Marie prend le départ dans une clarté toute relative, et c’est Xavier qui va avoir la chance de finir la session. Enfin, il va rouler presque de nuit, sur circuit, sans phare ni éclairage. D’un côté c’était super sympa de tester ces conditions, de l’autre, on ne peut pas dire que les conditions fussent top.

 

Mais la journée est finie, et demain est un autre jour (qui ne meurt jamais). On verra bien ce que ça donnera le dimanche.

La soirée sera ici passée sous silence, car c’est Claire que l’humour motard est par essence délétère et ne peut s’apprécier que sur l’instant.

Dimanche, 4 degrés, un temps couvert mais sec.

Pour changer, Xavier se présente aux qualifs une minute avant le début. Et se retrouve tout seul. Il commence à taper la discute avec les commissaires de piste qui lui expliquent qu’on leur a demandé d’attendre qu’il y ait plus de monde pour lancer les pilotes. Oui oui, vous avez bien lu. Donc Xavier attend. Encore. Puis on lance les pilotes par vagues, mais juste pour un tour pour vérifier que les chronos marchent bien. Coup de bol, ça marche. C’est lancé, avec juste 10-15mn de retard.

Spécialité du week-end, le poireautage, mais dans la bonne humeur !

Pendant le reste des qualifs on remarque un souci étrange : de temps en temps, la moto coupe. Embêtant en sortie de virage, ça en devient sport quand ça arrive sur l’angle. Seuls Marie et Xavier y ont le droit, Seb passe étrangement à travers, ce qui lui permet de se mettre bien dans le rythme et de claquer la pôle du team. Nous partirons donc 39èmes sur 43. Cool, ça va faire plein de monde à doubler ! Par contre Seb finira les qualifs sous la moto : une petite bande glissante lui fera faire une petite glissade sans gravité, mais qui nécessitera quelques réparations.

Après les qualifs, on sort donc les outils pour changer le repose-pied droit : pinces, clés, puis très vite disqueuse pour extraire une vis tordue. Et non, Xavier ne prête pas ses jouets, lui seul a le droit de faire des étincelles. On se penche aussi sur ce problème de coupure : on regarde les fils, on change la bougie, on rebranche l’antiparasite, on isole là où on a des doutes. Bref, on essaye de résoudre un problème aléatoire et non reproductible.  Et on croise les doigts pour la course.

Ça y est, c’est le moment tant attendu : le départ. Comme prévu, Xavier, couteau entre les dents, devra batailler dans les premiers tours pour gagner des places et surtout éviter les mecs qui vont tomber. Tour de chauffe, tout le monde est en place, les moteurs grondent. Xavier est content d’être grand : même au fond de la grille il peut voir le drapeau bleu blanc rouge. Et c’est parti. Xavier reste collé sur la droite pour aborder le premier virage. Il passe quelques concurrents et attaque la course sur ses deux roues. ce qui n’est pas le cas de tout le monde car dès le 3ème virage, des pilotes sont à terre. Et ça bastonne. Notre premier poireau ne s’en laisse pas conter, même si la moto continue de couper de temps en temps, ce qui l’oblige à remettre le contact sur l’angle.

Au cœur de la meute

Les 25mn passent et c’est au tour de Seb de prendre la moto.

Seb passe en mode Quick et nous tombe des chronos : 1 à 2 secondes de moins qu’en qualifs. Il est bien, il est fluide. Entre le départ de Xavier et le relais de Seb, nous sommes passés de la 39ème place à la 28ème. Notre troisième pilote va pouvoir prendre son tour et Marie se lance à l’assaut du bitume. Dès les premiers tours, elle la joue comme nos poireaux : régulière comme un coucou suisse. Ce qui nous a surpris par contre est la fin de son relais. Aurélie sort le Box 2, signifiant à Marie qu’elle a encore deux tours complets à faire. Puis le Box 1, puis le Box. Marie ne sort pas, mais vu qu’un gars s’en est collé une au début de la voie des stands, on se dit que c’est pour ça. Mais Marie ne veut toujours pas sortir. À croire qu’elle veut rattraper son temps de qualif perdu. Xavier trépigne d’impatience, Aurélie agite le panneau dans tous les sens, Seb fait de grands coucous. Puis finalement Marie sort.

Ligne droite des stands en vue pour Marie

Xavier prend le guidon, et ses chronos commencent à tomber, il est bien, il va même jusqu’à attaquer le double droit en cinquième, la course se déroule trop bien. Sauf qu’au bout de 20mn, la moto coupe dans la ligne droite des stands. Plus rien au compteur, le contact n’a plus d’effet. Xavier fini sa course dans le bac, sur ses roues. Une rapide analyse du problème montre qu’une des pattes du coupe circuit s’est cassée. Un gentil commissaire de piste vient l’aider à sortir du bac et il peut rentrer dans les stands.

Et là, on a vécu un super moment. Vous pouvez trouver ça bizarre car nous étions en train de perdre du temps, et des places, mais nous avons super bien réagi. Pendant que Xavier, Michel et Romain tentent une réparation pour refaire contact, Stef a tapé un sprint pour rapporter la Carotte et son coupe circuit. Nous avions deux groupes travaillant en parallèle pour résoudre le problème dans l’urgence mais sans panique, sous l’œil d’un Seb serein se préparant pour son relais. Finalement la réparation directement sur le Petit Pois a battu d’un fil la récupération du coupe circuit sur la Carotte et Seb a pu repartir. Ce qu’il a fait vite, très vite. Pas de coupure pour notre pilote le plus rapide, une réparation qui tient. bref, des conditions idéales pour claquer des pendules. Et il a parfaitement rempli le job. Par contre, notre arrêt aux stands nous a fait perdre 7 places et nous pointons à la 35ème position. Mais il reste encore 2h30 de course.

Hauteur limitée : 1,10m

Au bout de son relais, Seb repasse le guidon à Marie qui diminue elle aussi ses chronos. Mais c’est au tour de la pluie de s’inviter. Les motos commencent à tomber sur la piste comme les feuilles à l’automne. Michel n’est pas là à ce moment là, et on réagit de la pire manière qui soit : on se précipite. Aurélie sort le panneau Box à Marie et l’agite, vu que Marie a tendance à ne pas le voir, ce qui fait qu’elle rentre tout de suite sans finir son tour, pensant à une urgence. Certains sont partis en courant au camion, on avait oublié les pneus pluie là bas ! Et ça devient un joyeux bordel. Enfin, joyeux n’est pas le terme. Autant on a été bons sur la panne, autant là… et au final, Xavier repart en pneus slicks, sur une piste légèrement humide. Et ça tient (presque). Mais il n’est pas évident de se remettre dans un super état d’esprit après un tel cafouillage, et Xavier a du mal à revenir aux chronos de la fin de son relais précédent. Il arrive cependant à garder ceux des qualifs et à garder la 33ème place qui est celle du team à ce moment.

Léopard, mais Xavier tient bon
« 1m10, c’est bon vous pouvez passer »

Heureusement sur les stands, les esprits se calment. Seb pourra repartir l’esprit serein et continuer à faire ce qu’il a bien réussi pendant la course : être propre et rapide. À tel point qu’il se payera le luxe de doubler deux pilotes dans un seul virage. Mais tous ses efforts ne vont pas permettre de gagner encore une place.

Puis vient le dernier relais. Coup de bol, c’est Marie qui aura l’honneur de passer sous le drapeau à damier. Car oui, ça nous fait plaisir que ça soit elle qui finisse cette course et la saison.

Et ce fut une belle course, avec des aléas, des erreurs, de superbes réactions, un engagement total que cela soit sur piste ou dans les stands, bref, un super chouette week-end qui clôt une super première saison.

Vivement 2018 !

Comme toujours, on a le sourire aux lèvres à la fin du week-end

Merci à nos photographes du week-end : Michel, Aurélien, Romain, Fanny, Ludo, Sam, Claire… ça nous fait de chouettes souvenirs à garder longtemps

Et bien sûr merci à nos partenaires dans cette aventure : La Bécanerie, Tiregom, L’Equipement, 25Power Racing

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