Poireaux, en vert et contre tout

CBR1000R: l’avis de Xavier

On a enfin pu essayer ces fameuses motos sur piste. Voici donc mon avis que je partage.

Quand on monte dessus, la première chose qui marque c’est la hauteur de selle (enfin, de mousse qui sert de selle). On est haut perché. Les commandes tombent bien sous la main, même s’il n’y pas beaucoup de place pour jouer avec l’angle des leviers. Au niveau des pieds, pas moyen de ne pas trouver la bonne position car les commandes reculées offrent 9 réglages.

A l’attaque, j’ai trouvé la position excellente, le coude extérieur vient naturellement se poser sur le réservoir, et j’ai adoré sur les courbes rapides (enfin, sur la cassure au Luc), le fait que le torse trouve sa place contre le réservoir. J’ai trouvé cette position très rassurante. Ce qui est pas mal quand on essaye de passer fort en courbe.

En parlant du réservoir, celui de 24L ne m’a pas du tout gêné comme vous pouvez le comprendre juste au dessus, et le poids de l’essence lorsque le plein est fait n’est pas pénalisant. J’avoue avoir eu un peu peur de partir sur le mouillé avec ce poids haut perché mais au final, je n’ai rien senti de particulier.

Passons aux choses sérieuses, à savoir le moteur: ben ça pousse, ça pousse même tellement fort qu’associé avec le tirage rapide, il n’est pas évident d’ouvrir en grand. Je suis plusieurs fois parti en wheeling non volontaire et ça surprend. Enfin, quand je dis surprend, c’est que je coupe derrière. Mais ça ne fait pas si peur que ça (bon, sauf la fois où j’ai levé après la couille de bœuf). Par contre, en me collant bien dans la bulle, j’ai pu éviter ces mouvements. Comme quoi, le positionnement est vachement plus exigeant sur un 1000. Le moulin reprend assez bas et j’ai souvent passé le rapport suivant avant la zone rouge.

La boite de vitesse n’appelle aucune critique, juste le sélecteur que j’ai trouvé un peu « mou », surement à cause de mon habitude de boite ferme sur la 6R. Ça plus le moteur plein partout et l’absence d’indicateur de rapport engagé, je me demandais des fois si j’avais bien passé le rapport quand je le faisais à la volé.

Autre point fort: le freinage. Pour info, nos motos n’ont pas l’ABS. Le freinage est puissant, mais je n’ai pas envie de dire facilement dosable car à plusieurs reprises, je me suis retrouvé avec la roue arrière en l’air. Alors, c’est surement un problème de position ou peut être de réglage de suspats ou d’absence de frein arrière, je ne sais pas trop, va falloir que je me penche la dessus.

ET hop, on enchaine sur les suspats (vous avez vu la transition). Pour l’instant on n’a touché à rien, mais on va surement mettre les settings conseillé par moto journal il y a bien longtemps pour cette moto dans un usage piste. Dans tous les cas, le changement avec le matos d’il y a 15 ans est impressionnant. Là où ça pompait de l’arrière en virage, la CBR ne bronche pas sur l’angle.

Voilà, j’ai fait le tour pour ce premier essai de Paf, l’une des deux meilleurs CBR1000RR du monde (oui, au moins 😉 )

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