Poireaux, en vert et contre tout

Traction Control ou Airbag ?

Suite à ma chute, les membres de la PET ont commencé à se poser des questions. Ben ouais, j’ai quand même réussi à me péter la clavicule en 3 et à avoir de quoi faire sonner dans les aéroports. Et le pire c’est que je m’en sors bien, avec « juste » une fracture.

Dans ces cas là, on se demande comment faire pour éviter que ça se reproduise et il y a deux alternatives: soit on évite la chute, soit on protège mieux le pilote.

Le Traction Control

Dans le premier cas, une solution est d’acheter un traction control (TC ou antipatinage). Pour ceux qui ignore ce que c’est, l’antipatinage est un système que l’on retrouve sur certains véhicules qui régule l’accélération pour limiter la perte d’adhérence des roues motrices dixit wikipedia. Bon, dans le cas de la moto, ça marche un peu comme un ABS mais pour l’accélération: si la vitesse de deux roues est différentes, le traction control agit sur l’allumage pour limiter l’accélération et ainsi éviter de s’en coller une. Les sportives d’aujourd’hui en ont toutes un. Et il parait que c’est assez efficace pour éviter la première phase d’un high side: la glisse de l’arrière.

Ça permet aussi de rouler plus fort: ben ouais, on n’a plus besoin de réfléchir, on ouvre en grand et puis voilà, l’électronique s’occupe du reste.

Bon, le problème c’est que ça n’évite pas toutes les chutes. Et oui, le TC n’empêche pas de perdre l’avant dans un virage, de bloquer l’avant (oui, encore lui) au freinage (ça c’est le rôle de l’ABS qui nous n’avons pas sur nos motos, on vous en parlera dans un autre post) ou de se faire percuter par un gars. Et je ne parle pas non plus des autres cas de figure comme le pilote qui fait une erreur.

Donc, le traction control, c’est bien mais pas parfait. On ne pourra pas éviter toutes les chutes grâce à ça. Soyons alors fatalistes (ou réalistes diraient certains), envisageons la chute. Vos pilotes préférés (oui, c’est bien nous 😉 ) sont déjà pas mal équipés. De bas en haut, nous avons:

  • Bottes racing
  • Combinaison cuir avec protections aux genoux; coudes et épaules
  • Gants racing
  • Dorsale
  • Protection pectorale
  • Casque intégral

Et pourtant, on arrive encore à se faire mal.

Il reste un équipement dans lequel nous n’avons pas encore investi. Si vous avez bien lu le titre de l’article vous devez savoir ce que c’est. Bon, maintenant que vous avez relu le titre, je peux le dire, c’est l’airbag moto.

L’airbag moto n’est pas encore très répandu, c’est une techno assez récente et le prix peut être dissuasif. Le principe est assez simple: vous porter un gilet airbag ou un blouson airbag, Et lors du déclenchement, une bonbonne de CO2 vient gonfler un boudin tout autour de votre torse. Il existe deux technologies: le fil ou les puces.

L’airbag filaire

L’airbag filaire est comme son nom l’indique, avec un fil. Le fil est raccroché d’un côté à la moto et de l’autre au gilet. Lorsque le pilote est éjecté, la bonbonne de gaz est libéré. Les avantages de ce fonctionnement sont l’installation super rapide sur la moto sans avoir besoin d’un mécano, le fait que l’airbag n’est pas lié à une moto en particulier (il suffit de détacher la sangle et de l’installer sur une autre moto et hop, votre airbag marche). Un autre avantage est qu’en cas de chute, on attend 10mn que le gilet se dégonfle, on change la bouteille de gaz et hop c’est reparti. Et surtout le prix: ils commencent à 300 euros pour monter dans les 600 euros.

Les inconvénients sont qu’il faut que le câble se détache pour que l’airbag se gonfle. Il peut donc y avoir un délai entre le choc initial et le gonflage. Et dans le cas où on reste sur la moto, l’airbag peut ne pas se déclencher. Mais bon, dans mon cas, il se serait bien déclenché 😉

La sangle de fixation à la moto (Helite Airnest)

L’airbag déployé

L’airbag à puces

Le système est un peu plus complexe: il se compose d’un gilet ou blouson airbag et d’un système installé sur la moto. Le système est donc intimement lié à la moto, si vous essayez la moto d’un pote, votre airbag ne marche plus. Et si vous avez une moto de route et une moto de piste, il vous faut deux systèmes (et donc payer plus cher). Les prix varient de 750 à plus de 1500 euros, et il faut faire installer le système par un pro. L’autre inconvénient pour nous pilotes, c’est qu’ils sont calibrés pour la route. Les capteurs sont fait pour être super efficaces sur un choc frontal (cas malheureusement trop fréquent sur route). Heureusement pour nous, sur piste, on a peut de chances de se faire couper la route pas une caisseux qui ne nous avait pas vu. Dans les inconvénients, on peut aussi citer le fait qu’en cas de déclenchement, il faut renvoyer le produit au constructeur pour vérification et rechargement. Ce qui dans le cas de la piste, peut vous pourrir la journée si vous avez fait une petite chute sans gravité mais qui a déclenché l’airbag.

Bon, le gros gros avantage c’est le temps de déclenchement. Les capteurs sont assez malins pour détecter la collision ou la chute avant même que le pilote ne s’envoie en l’air. Ce qui fait que le gonflage est plus rapide que sur un modèle filaire.


Capteur de choc du Bering Protect’Air (le capteur de chute se place derrière le flanc de selle)

Quel airbag pour quoi ?

Alors là, ça va dépendre de votre utilisation. Si vous n’avez qu’une seule moto, que les quelques centaines d’euros en plus ne sont pas un frein et que vous faite que peu de circuit (voir pas du tout, vous avez le droit 😉 ), prenez en un électronique.

Si vous avez plusieurs motos et/ou que vous roulez sur piste, on vous conseille plus un filaire.

Bon, il existe une autre solution, mais là faut avoir gagné à l’euromillion: c’est la combi airbag Dainese.

Mais on arrive dans des prix stratosphérique (environ 3000 euros) et en plus faut en avoir deux car en cas de déclenchement, faut renvoyer la combi à Dainese et ça prend deux semaines.

« Et alors, vous prenez quoi ? Traction Control ou Airbag ? »

Si vous avez un peu de jugeote, vous vous doutez de la réponse. Mais avant ça, je vais citer ce qu’a dit un gars sur un forum: « Je me vois mal expliquer à mes enfants que je suis paraplégique parce que j’ai préféré acheter un truc qui me permet d’aller plus vite plutôt qu’un truc qui me protège ». Donc là, la réponse est clair: on va prendre un Traction Control…

Non, je déconne 😉 On est parti pour prendre des airbags. Des modèles filaires car ça correspond mieux à notre usage (et à notre compte en banque). Promis, dès qu’on les a, on vous fait un post. Par contre, vu qu’on sera vraiment super bien protégé en cas de chute, on ne va plus tomber.

Pour finir, un grand merci au site L’équipement.fr, qui fournit des articles de qualité et qui a été notre principale source pour ce post.

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