Poireaux, en vert et contre tout

Les chronos embarqués, ça sert vraiment ?

Quand on fait de la piste, le chrono ne ment pas. Mais comment connaître son chrono ? On a déjà présenté ici quelques chronos embarqués (alfano ou GPS), mais on peut aussi louer un transpondeur ou embaucher un panneauteur 😛 En fait il n’y a pas un, mais des chronos :

  • le chrono instantané embarqué (avec non seulement le temps du dernier tour, mais aussi le meilleur tour, et pourquoi pas les partiels, les différentiels pour chaque partiel, etc…),
  • le chrono ponctuel (par exemple le panneautage) où on ne connaît son temps qu’une fois par tour
  • le chrono différé où on ne peut voir son temps qu’après la session, ou même pas avant la fin de la matinée.

J’ai vu le dernier type lors des roulages au Luc avec Tortue Team, le but ici est clairement que l’orga s’en serve pour homogénéiser les groupes, sans que les pilotes sen servent trop pour faire la chasse au chrono. Mais forcément c’est pas très utile pour qui veut s’améliorer et surtout comprendre pourquoi il s’améliore (trajectoires, dépassements ratés ou réussis, réglages de la machine, météo…).
Personnellement j’ai surtout utilisé le bipfano, et aussi le chrono GPS à Lédenon. L’interface des deux bidules est lisible et complète, d’un coup d’œil on voit son dernier temps écrit bien gros, et on peut afficher d’autres infos. Généralement je ne regarde que mon temps, au même endroit du circuit. Ça me suffit pour me forcer à progresser à chaque tour, et sur un circuit difficile comme Lédenon ce n’est pas facile de quitter la piste du regard même un instant. A la fin de la session je me sers surtout du meilleur temps, pour me la péter ou bien me lamenter sur mon destin de poireau.
A la limite, je pourrais planquer le chrono sous ma combi et ne le regarder qu’à la fin, mais pour moi c’est important d’avoir une idée objective de son temps, en plus du ressenti. Mais je ne me sers pas de plus que le temps au tour.
Par contre après la journée c’est important d’avoir toutes les infos que peut mesurer le chrono GPS. Par exemple la vitesse de pointe (pour se la péter), les données de position (pour faire de super vidéos incrustées), le temps au tour optimal (pour se la péter malgré un best lap pas terrible), la régularité (pour se dire que bon, je pète pas les chronos, mais je tiens sur la longueur, hein).
Mais tout ça n’est pas que pour l’égo ; si on retient surtout son meilleur chrono sur un circuit, c’est important d’avoir au moins une idée de sa régularité et de comment on fait progresser son temps. La régularité c’est évidemment essentiel pour faire de l’endurance, donc il faut la mesurer pour la travailler. Pour la progression, c’est sympa de savoir qu’on bat ses chronos, mais il faut à chaque fois au moins se poser la question : « pourquoi j’ai mieux (ou moins bien) roulé » et si on arrive à y répondre « qu’est-ce que je dois changer pour m’améliorer » (réponse : s’acheter une HP4 :P).
Donc gardez un chrono à portée de vue, il vous aidera dans votre progression sur et en dehors de la piste, et surtout pour vous la péter auprès des copains 😀

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