Bresse – Jour 2

Après une nuit réparatrice, il est temps de repartir au circuit de Bresse. On pète la forme ! A part quelques douleurs çà et là. Et des courbatures. Bon en fait on ressent bien la fatigue musculaire de la veille. Mais une seule journée aurait eu un goût de trop peu. La veille, on a atteint un palier : on a les chronos pour être qualifiés. Mais on n’a pas dépassé ce palier, on reste en 1:45 alors qu’on est persuadés qu’on peut s’améliorer. Alors c’est parti !

Arrivés aux paddocks, nous cherchons une Aprilia RSV4 car nous savons que notre compagnon du jour, ZeoV4, n’est pas loin. Il nous a même gardé une place, quel gentleman. Xavier et Seb échangent leurs motos pour la journée. Seb pourra expérimenter le shifter de la moto de Xavier, le sien ne fonctionnant toujours pas. Passage au briefing obligatoire, il est toujours interdit de fumer des trucs « longs comme ça ». L’ambiance est aussi détendue que la veille, c’est facile de distinguer les novices des confirmés mais tous ont l’air heureux d’être là.

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Silence dans les rangs !

On part pour la première session, le moment pour Seb de tester le shifter sur ce circuit. Premier tour, deuxième tour, il débraye toujours. Difficile de se défaire de ses habitudes. Pourtant quand on prend le pli c’est incroyable de facilité : en pleine accélération on garde le haut du corps derrière la bulle, gaz en grand, les avant bras ne bougent pas. Le pied gauche monte, hop, hop, les vitesses s’enclenchent sans à coup. Le gain de temps est peut-être minime mais c’est autant de mouvements économisés, et sur une course d’endurance il y a un paquet de montées de rapports ! Seul souci du shifter : le passage de la 1ère à la 2nde fait parfois passer au point mort. Alors là on fait quoi, on repasse la 1 ? Non on débraie et on monte en 2 ? Bref c’est la panique et on sort les rames. Finalement le souci est contourné : on ne passe plus la première, la partie plus lente (et plus technique) du circuit se fait très bien en seconde.

Et les chronos ? Xavier et Seb ont du mal à raccrocher avec leurs temps de la veille. Dans la matinée, seul Xavier arrivera à revenir en 1:45. Seb, comme dans toute matinée d’un deuxième jour de roulage, est ronchon. Mais il se soigne. Et il vaut mieux car la course d’endurance, hé bien c’est le lendemain des qualifs. Et ronchon ou pas il va falloir tout donner. C’est ce que fait Xavier : dans la dernière session du matin il signe un très beau 1:44.3. C’est confirmé, les 1:45 de la veille n’étaient qu’une étape.

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On passe par la case repas. L’occasion de regarder des images du GP de Macao, de discuter, de donner des news via la magie de l’Internet. Et de manger aussi. Meme si le déjeuner n’est pas le point fort des journées roulage, la pause est bienvenue car nous avons déjà une journée et demie dans les pattes. Et Bresse ce n’est pas une promenade de santé, le circuit demande un poil d’engagement et beaucoup de concentration. Bref, la fatigue se fait sentir. Mais nous n’avons pas encore descendu nos chronos, donc la gnaque est toujours là.

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Le repas, un moment de convivialité et de partage

Et faut croire que la pause a servi, Seb renoue avec les 1:45 dans la première session de l’après-midi.

La deuxième restera pour nous la session la plus sympa des deux jours : celle de la grosse arsouille. Xavier et Seb n’ont pas pu trop rouler ensemble à cause des dépassements compliqués pendant les deux jours, mais la, ça bastonne sévère. Que ça soit aux freins ou à l’accélération, les dépassements sont nombreux. Mais toujours propres (pas comme ceux de deux frères en Street, qui se tirent la bourre sans trop se soucier des autres). Bref un gros moment de plaisir qui motive bien à se dépasser. Et les résultats sont là car Seb franchit  son palier en passant un poil en dessous des 1:44 : son chrono affiche un beau 1:43.9. Et Xavier se paie le luxe d’améliorer son temps de plus d’une seconde avec 1:43.2. Et ceci dans son dernier tour ! Il ne faillit pas à sa réputation de moteur diesel.

Vient alors l’heure d’une grave décision. Il reste encore une session avant la fin de la journée Activ’Bike. Mais ensuite un autre objectif attend nos deux pilotes, lors du roulage soirée : faire un relais d’une heure non stop. L’ultime validation de la course d’endurance. Un autre palier à franchir. Ils prennent donc la décision de faire sauter la session de 20 minutes qui vient, histoire de rester à peu près en forme et lucides pour l’épreuve finale, surtout que leur baston les a bien chauffés, peut être un peu trop. Zeo leur montre un soutien sans faille en zappant également cette session. Les deux poireaux mettent cette pause à profit pour faire changer leurs pneus et partir en balles neuves. Les Avon 3D Ultra Extreme commencent à donner quelques signes de faiblesse, avec quelques glisses (maîtrisées) de l’arrière. Rien de bien méchant heureusement, mais pas sûr qu’ils arrivent à encaisser encore une heure non stop. Alors on joue la prudence et on part en balles neuves.

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Ce qui nous a aidé à tenir pendant ces deux jours : l’étagère à ventilateurs de casque

On en profite aussi pour commencer à ranger un peu ;  et on s’hydrate. Beaucoup car il fait chaud et qu’on va transpirer sans pouvoir boire pendant une heure. On essaye aussi de reprendre quelques forces. Mais on a le moral car on a réussi à faire descendre ces satanés chronos. Et on a hâte de se mesurer au défi du relais d’une heure.

Il est 18h30, c’est l’heure.

 

A suivre…

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6 thoughts on “Bresse – Jour 2

  1. Pourquoi ne pas rouler dans la même session mais pas l’un derrière l’autre ? Vous avez à peu près les mêmes chronos donc effectivement ça vous motive l’un l’autre de voir qui se débrouille le mieux. Mais est ce que ça ne vous fait pas vous retenir même inconsciemment sur un dépassement par rapport à un dépassement de quelqu’un que vous ne connaîtriez pas ?

    Dans l’article et les quelques tweets aperçus j’ai eu l’impression que vous vous étiez plus éclaté sur la partie où vous étiez séparés que rouler plus ou moins l’un derrière l’autre.

    1. Les deux sont différents. On arrive enfin à rouler dans des chronos proches c’est pour ça qu’on préfère se tirer la bourre amicalement 😉
      Je pense que lorsque je suis « tout seul » je me concentre plus sur mon pilotage, mais je peux me laisser entrainer dans la routine. Si on est tous les deux je ferai l’effort de donner une louche de gaz en plus ne pas me laisser distancer par exemple, ou de freiner plus tard pour doubler. je pense pas qu’on s’éclate plus quand on est séparés.

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