Stage De Radigues Riding School: le compte rendu

Cette aventure commence il y a bien bien longtemps… enfin, à l’automne 2013. Nos deux protagonistes, Sébastien et Xavier, se disent que la piste, c’est vraiment bon, mais que pour atteindre leur objectif, il va falloir faire autre chose que de simples roulages: il va falloir se perfectionner. « Mais quel est cet objectif ? » te demandes-tu, fidèle lecteur. Nous pouvons te le révéler dès maintenant: nos deux héros veulent faire une course d’endurance moto. Attention, pas un Bol d’or ou les 24h du Mans, nos deux héros ne sont pas fous (ou prétentieux) à ce point. Une simple endurance O3Z serait déjà une belle réalisation. Bref, revenons-en à cet automne où nos cavaliers des temps modernes partent à la recherche DU stage. Celui qui leur donnera ce qu’il faut pour progresser, pour devenir les égaux de Rossi et Marquez (ou au moins, un peu moins se traîner). Après moultes recherches sur internet, leur choix est fait: ce sera le stage DRRS. DRRS pour De Radiguès Riding School. Tous les avis sont positifs sur ces stages et sur leurs fameux Duo Run. Leur choix étant fait, il ne fallait plus qu’attendre l’ouverture des inscriptions, et le choix du circuit et de la date. Mi-décembre, la décision est prise: ça sera début juin sur le circuit de Bresse. Ce circuit est déjà connu de l’un de nos deux protagonistes, Xavier. Il consiste en une partie assez rapide, et une autre portion plus technique, où le placement dans un virage peut conditionner les 3 ou 4 suivants. Et autre avantage non négligeable, il est situé à 40mn de la mère de Xavier, assurant ainsi le gîte et le couvert (et accessoirement le marc de vin de paille, apportant courage et force aux pilotes).

Inscription faite, il faut attendre, quelques mois. Nos deux apprentis en profitent pour faire quelques journées de roulage, leur permettant de se familiariser avec les nouvelles montures: Tortue Ninja et 6r Bis, dite le chat.

Les réglages se feront jusqu’à la dernière semaine, en changeant les disques de frein de la Tortue Ninja, pour de magnifiques Brembo. Des pneus neufs seront montés pour l’occasion.

Afin de profiter un maximum, nos deux héros partent une petite semaine avant le stage, accompagnés de Perugine, la digne fille de Xavier. HotPepper les rejoindra la veille du stage, afin d’assurer la garde du monstre. La voiture est chargée, les motos sont sur la remorque et en route pour le Jura.

Ces quelques jours de repos seront sous le signe du comté, du côte du Jura et de beaucoup de nourriture.

Vient ensuite le stage. Parlons en un peu de ce fameux stage. Il se déroule sur deux jours, avec 7 roulages de 20mn par jour. Entre chaque roulage, un debriefing est fait, sur 20mn, suivi d’un cours en salle de 20mn aussi. Les groupes sont de 10 personnes maximum pour un moniteur. Et seuls deux groupes sont sur piste en même temps. Lors des sessions en salle, il est fait utilisation de présentations power point mais aussi de vidéos prises sur la piste. Les stagiaires peuvent ainsi se voir, et se faire corriger, images à l’appui. Les images ne sont pas souvent flatteuses. Il y a aussi le duo run, une session de 20mn où un stagiaire a un moniteur pour lui tout seul; le stagiaire est équipé d’écouteurs, et le moniteur d’une radio, on a donc en live sur la piste les commentaires, les encouragements, etc.

Mais revenons à notre histoire. Nous sommes donc le jour J, le réveil sonne tôt, et dès 6h30, nos deux héros sont en route. Nous allons leur laisser la parole pour qu’ils nous donnent leur vision de ce stage.

Xavier
Cela faisait un bout de temps que j’attendais ce stage. J’étais donc bien stressé le jour J. Les motos étaient au top, mais mes mésaventures précédentes n’étaient pas pour me rassurer. J’avais même monté un pot d’origine afin d’être sûr de ne pas être embêté lors du sonomètre.

On arrive sur place, parmi les premiers. On règle l’administratif, et on se prend un petit café et un croissant (café et eau étaient à volonté lors du stage). Les motos descendues, on passe au sonomètre où le responsable, voyant nos pots d’origine, ne s’embête pas à nous contrôler: un petit coup de gaz lui suffit.
Les groupes et le planning sont déjà affichés, je serai en Noir, ce qui correspond aux « experts ». Il y a 6 groupes différents, regroupés deux par deux. Les bleus et les bleus+ (les débutants), les rouges et les rouges+ (intermédiaires) et les noirs et noirs+ (les experts). Je reçois aussi mon numéro de course, permettant de savoir quand je vais passer mon duo run: ce sera le numéro 5 et j’aurai le duo run le deuxième jour à 9h, lors de la première session. Génial, moi qui sais comment je suis crispé lors des premières sessions. Enfin bon, on verra bien.

Petit speech général sur la sécurité, les drapeaux, l’orga de la journée et on enchaîne sur la première session. Je redécouvre la piste avec joie, légèrement crispé mais rien de dramatique. On enchaîne sur un debriefing ou plutôt sur une présentation du groupe, des attentes. Je suis de loin le plus jeune, et les motos sont souvent plus puissantes que la mienne: Panigale 899, Speed et Dayto côtoient RC8 et R1.

On enchaîne sur un cours théorique et sur une deuxième session avec pour thème le freinage. Le moniteur, Baptiste (qui a fait 3ème au bol d’or) nous indique nos défauts. Je ne serre pas assez les jambes au freinage, et je compense la force avec mes bras, ce qui fatigue et n’est pas très efficace. Je n’anticipe pas non plus en me décalant sur ma selle avant de freiner, ce qui fait que j’ai un mouvement parasite juste avant la mise en courbe. Et un truc à bosser.

La troisième session est plus étrange: sur la ligne droite des stands, des cônes sont mis, il faut slalomer en déhanchant, le tout sous l’œil impitoyable de la caméra et d’un moniteur qui nous fait comprendre par gestes ce qu’il faut améliorer. Dans mon cas, la position n’est pas bonne au niveau du buste, celui ci reste dans l’axe de la moto. Effectivement, le debrief vidéo est sans appel: le Xavier se prépare pour une bonne scoliose. Côté positif, la position des pieds n’est pas trop mauvaise, tout comme celle des jambes. Et oui, on se fait critiquer mais pas que. Et le ton employé pour les critiques est agréable, on ne se fait pas engueuler.

On en a fini pour la matinée, et je me change pour enfiler un short, il fait tellement beau (même si je n’ai pas eu trop chaud sur piste grâce à ma sous-combinaison au top). En attendant Sébastien qui finit 20mn plus tard, je fais le plein des motos.

Sébastien
J’avais un peu d’appréhension sur le stage, car j’allais découvrir un nouveau circuit et une nouvelle orga. Mais tout au long des deux jours, tout est fait pour ne pas se sentir perdu. D’autre part, j’étrennais mes nouveaux disques de frein, et ils se révéleront vraiment efficaces, avec un freinage incisif et sécurisant même sur mouillé. Mais revenons au commencement : je suis dans le groupe rouge « standard », avec 8 autres personnes. Beaucoup avaient déjà fait un stage de pilotage, mais j’ai l’impression d’être le seul à rouler régulièrement sur circuit. Nous commençons par une session de découverte du circuit, à la suite du moniteur. A allure réduite, aucun problème. Mais c’est au fur et à mesure des roulages que je découvrirai les difficultés de ce circuit et en surmonterai certaines grâce aux conseils des moniteurs. Le matin nous aurons deux sessions théoriques, sur le freinage et la position. Mais pour chaque thème, beaucoup à apprendre, et à désapprendre aussi ! De mon point de vue, une session de mise en pratique ne suffit pas : je n’ai pas encore intégré toutes les subtilités du freinage qu’il faut rajouter celles de la position sur la moto. Quant à la session du slalom autour des cônes, elle ne permet pas de faire des tours de piste corrects puisqu’il faut se mettre à la queue pour faire l’exercice dans la ligne droite. Mais l’analyse vidéo lors du debriefing est très intéressante pour chacun, grâce au ralenti image par image. Pour moi, cela donnera que je déhanche bien, mais que je m’arrête trop tôt ; au contraire, le geste doit se poursuivre du début jusqu’à la corde. Les moniteurs sont très sympa et répondent à toutes les questions, on sent qu’ils arrivent à se mettre à la place des stagiaires. Quand j’ai fini les sessions de la matinée, Xavier m’attend pour aller manger.

Nos deux comparses se dirigent alors vers le restaurant du circuit, ayant décidé que la pause serait trop courte (1h10) pour se faire un pique nique. La nourriture n’est pas fameuse, mais ça les aidera pour ne pas se goinfrer et garder l’esprit alerte pour l’après-midi et surtout la première session. En effet, cette session est spéciale car il s’agit de celle indiquée comme SFSB sur le planning. Mais que veut dire SFSB ? Super Facile, Super Bidon ? Que nenni, il s’agit de la session Sans Frein Sans Boite: il va falloir passer 20mn sur piste en 3ème, sans toucher au levier de frein. Voici ce qu’en pensent nos deux comparses.

Xavier
Et ben, c’est pas facile de ne pas toucher au frein. Rester en 3ème n’est pas dur car mon pignon de 14 me permet d’être à l’aise à peu prêt partout. Mais ne pas freiner, surtout dans la descente précédant une épingle, il faut prendre son courage à deux mains et anticiper le virage. Selon le moniteur, dans 90% des cas, ça passe à l’aise. Je suis décidé à jouer le jeu à fond, mais cet exo me fait flipper. A tel point que lors d’une courbe à gauche, je panique et redresse la moto et tire dans le gazon. Manque de bol, je tombe. Coup de chance, pas de dégâts et pas de bobo. Je mets un peu de temps pour redémarrer la moto et sors de la piste. Je suis pris directement en charge par le médecin du circuit qui passe la main au médecin de l’orga. Bilan : rien du tout, mais il est rassurant de savoir qu’en cas de soucis on est pris en main rapidement. Je passe voir le mécano de l’orga qui jette un œil à ma moto et pas de soucis non plus de ce côté, juste un peu d’herbe à nettoyer. Les polys ne sont même pas marqués. Arrivé à mon groupe, on me confirme que j’avais bien bien la marge pour passer plus vite dans tous les virages et je gagne un nouveau surnom: le cascadeur. En même temps on était 10 dans le groupe, j’ai joué le rôle des 10% où ça ne passe pas.

Les sessions s’enchaînent alors, avec pour thème la position, les trajectoires et le freinage. J’appréhende un peu de retourner sur piste mais au final ça se passera très bien. Mon chrono descend et je gagne 7 secondes entre la première session et la dernière. J’essaye d’appliquer les conseils sur la position et le freinage, mais les photos du pro montreront que j’ai encore beaucoup de boulot. Baptiste nous conseille bien et a un mot pour chacun après chaque session.

Après la dernière session et le dernier debrief, il nous emmènera sur piste pour faire une reconnaissance à pied du circuit. Il nous montre des repères qui nous aideront, et on prend mieux conscience du dénivelé et des particularités de la piste.

Sébastien
Pendant toute la présentation de l’exercice, je stresse de plus en plus. Mais je me dis que s’ils nous le demandent, c’est que ça doit être possible. Après un tour de chauffe classique, je me mets en troisième et je coupe les gaz avant le premier gauche. Puis je stresse et ne peux m’empêcher de freiner un peu. Je continue, mais je n’arrive pas à me faire aux consignes, je bloque pratiquement à chaque virage et je freine avant de tourner. Aux tours suivants, je me force à y aller, avec succès pour certains virages, mais pas pour tous. Au final j’arriverai à passer chaque virage au moins une fois sans frein, mais vu le but de l’exercice (repousser ses limites et entrer en courbe toujours plus vite), c’est un échec. Les autres membres de mon groupe ont mieux réussi l’exercice. Ensuite vient une autre session théorique puis pratique, et vient l’heure de mon duo run. C’est mon moniteur, Christophe Cogan, qui va me coacher pour cette session. Pendant le duo run, on est guidé et encouragé tout le long de la session, ce qui permet de ne plus se préoccuper de quoi faire, pour se concentrer sur l’exécution. Bilan des courses : je dois travailler mon freinage et ma position, mais surtout mon regard pour anticiper davantage les événements à venir et non pas les subir.

Je décide de mettre à profit les deux dernières sessions pour travailler ces points, mais la fatigue se fait sentir et je suis moins rigoureux que ce que je voudrais. Le parcours du circuit à pied donne une autre perspective des choses, non seulement par l’absence de vitesse, mais aussi parce que c’est la fin de la journée, on est détendus et on discute de choses et d’autres et pas seulement du circuit, alors qu’en selle l’esprit est concentré à 100% sur la course, et donc on peut rater certaines choses comme les micro réparations du revêtement ou ne pas mettre suffisamment ce qu’on voit en perspective (en tout cas pour moi, ça m’arrivait souvent que la piste me « saute à la figure » sans que j’aie le temps d’analyser ce qui se passe).

La journée piste est finie, mais l’organisation est bien faite. Lors de l’après-midi, en plus de l’eau et du café, il y avait à disposition des jus de fruits et des boissons énergisantes. Et le soir, c’est une bière fraîche et bien bonne qui attend nos deux amis, une Licorne.

Ils se désaltèrent et profitent d’un autre avantage de l’orga : un box mis à disposition pour stocker les motos pendant la nuit. Ils rentreront donc tranquillement à leur camp de base, mangeront un bon plat de gratin de courgettes aux ravioles, et ne tarderont pas à aller prendre une bonne douche et se coucher (ou plutôt s’effondrer) au lit.

Le lendemain, la météo n’est pas annoncée bonne mais au réveil, seul du gris est visible dans le ciel de Baume-les-Messieurs, pas une goutte ne vient abreuver la terre. C’est le cœur plein d’optimisme que nos gaillards prennent la route. Mais plus ils s’avancent dans la Bresse, plus la météo est mauvaise : la pluie est au rendez-vous. Chaussés de Supercorsa, des pneus excellents par temps sec, les motos et les motards ne seront pas à la fête sur le mouillé.

Xavier
Bon, ma peur d’avoir mon duo run dans les pires conditions possibles se réalise : première session du matin, piste mouillée. Je ne fais pas le fier, surtout quand je vois que la plupart des « pistards » ont chaussé les gommes pluie. Le mécano de l’orga passera d’ailleurs sa matinée à changer des pneus. Coup de bol, c’est mon moniteur qui va faire mon duo run. Je discute un peu avec lui avant et lui pose une question qui me tarabustait depuis la veille au soir : est ce qu’il pense que j’aurai le niveau un jour pour faire une endurance. Et sa réponse me fait chaud au cœur: « Si tu voulais faire un bol d’or ou les 24h du Mans, je t’aurais dit qu’il y a encore du boulot, mais là, si tu faisais une O3Z, tu ne finirais pas dernier, loin de là ». Ces paroles me font chaud au cœur et me remontent le moral. De plus, juste avant de partir il me dit: « C’est une bonne expérience pour toi pour l’endurance. Tu seras peut-être amené à finir un relais sous la pluie avec des gommes faites pour le sec ». Comme quoi, il y a toujours un côté positif. Et au final, la session se passe bien. Mon moniteur me conseillera même de ne pas plus monter le rythme parce que j’en ai déjà un « avec mes pneus en bois ». Je finirai la session épuisé mais content. Du côté du groupe, ça sera la débandade car sur les deux groupes noirs, nous finirons à 5 pilotes sur la piste, les autre abandonnant pour cause de pluie (même ceux qui ont des pneus pluie….) ou pour l’un sur une casse de chaîne. Les deux autres sessions de la matinée se font sous l’œil attentif de la petite famille car ma fille, ma femme et ma mère sont venues nous voir. Mais le temps ne s’améliore pas. Je ne finirai pas la troisième session de la matinée, trop de fatigue et de stress. Lors de la troisième session, la piste devient séchante, avant qu’une grosse averse ne vienne tout pourrir.

Le debriefing vidéo se fait sur des vidéos de la veille, l’organisation ayant anticipé la pluie du deuxième jour.

Sébastien
Je suis plutôt démotivé par la pluie, et anxieux de ce que je pourrai faire sans pneus pluie. Mais je suis déterminé à faire toutes les sessions pour profiter au maximum du stage. La veille, j’ai récupéré un alfano prêté par l’orga à ceux qui le voulaient. Ainsi je vais pouvoir avoir une idée de mes temps (même faussés par la pluie). Mais je roule sur des œufs, en ne prenant pratiquement pas d’angle, mais en essayant de déhancher un maximum. Je pense que c’est à ce moment là que j’ai perdu mon appréhension à me retrouver à côté de la moto et près du sol, alors que la moto n’est (dans mon esprit) pas stable.

Nous avons fait un exercice intéressant cette matinée : le chrono mental. Ça consiste à se dérouler mentalement un tour de piste, tout en faisant tourner un chrono. Le temps (réel) de référence pour notre groupe était de 1’50 à 2’00, et lors de mon tour mental j’ai fait un temps de 1’33. En fait plus le temps est faible, moins on a de repères du circuit. L’idéal étant d’avoir à tout moment des repères, pour le freinage, l’angle, l’accélération (voire le régime moteur), les changements de rapports, et ainsi pouvoir se faire une représentation complète du circuit. On a donc pu mesurer à quel point on manquait de repères. (Astuce pour le chrono mental : fermer les yeux pour mieux visualiser le circuit 😛 )

Lors de la pause déjeuner, nos pistards font l’inverse de la veille : peu d’essence dans les motos mais pas mal de nourriture dans le ventre (les desserts n’appelaient pas à la raison). Vu la température et la pluie, les cuirs sont gardés, et les hommes frissonnent un peu, se réchauffant avec un café. Les conditions ne s’améliorent que peu, sauf en fin de journée où la météo devient plus clémente et le vent sèche la piste pour offrir aux courageux une dernière session sur piste sèche.

Xavier
Les sessions de l’après-midi sont un peu dures, la confiance n’étant pas là vu la piste mouillée incitant à un déhanché inversement proportionnel à l’angle pris. Je décide de quand même profiter un maximum des sessions pour travailler ma position et mes trajectoires.

Lors de la session pratique sur les suspensions, les deux moniteurs des groupes noirs (qui ont fusionné vu le peu de courageux restant, sachant que je reste le seul dingue à rouler avec des pneus « secs ») se moquent gentiment de ma mamie, sur son absence de fourche inversée, sur le starter et autres robinets d’essence. Mais c’est une taquinerie sympathique, l’ambiance étant devenu encore plus conviviale du fait que nous ne sommes plus que 5 à rouler (un sixième suit les cours théoriques mais ne roule pas…. il a la flemme de faire monter les pneus pluie qu’il a dans le coffre… ) Je me force à plier mon coude intérieur, serrer les genoux lors des freinages et à avoir des trajectoires propres. Sur la dernière session, je me fais enfin vraiment plaisir, même si le chrono n’est pas digne de celui de la veille. Mon moniteur me confirmera ce que je pensais: il faut du temps pour se réhabituer à une piste sèche. Il me dira aussi que ma position n’est pas mal du tout.

Je file me changer après cette dernière session. Un moniteur me conseille de rester car on va parler de moi. Ça tombe bien, je n’ai pas prévu de partir tout de suite, faut attendre Sébastien et monter les motos.

Sébastien
Au fur et à mesure de l’après-midi, la météo s’améliore. Ceux qui roulaient en pneus pluie se trouvent de plus en plus désavantagés par rapport aux autres. Mais je continue à rouler prudemment. Ce n’est que lors de la dernière session, sur une piste quasi-sèche, que j’augmenterai le rythme, mais je n’arriverai pas à descendre en dessous des 2 minutes (2’05). Autre amélioration : lors du stand suspensions, j’ai dit à mon moniteur que je ne sentais pas ma fourche travailler. On a donc ramolli la fourche et j’ai eu la sensation de mieux « sentir » la piste sous mes roues. Par contre il a été critique sur l’état général de ma moto : la direction a un point dur, la fourche remonte trop vite et joue au yo-yo, et je dois graisser ma chaîne 😀 Au final ce fut une journée assez éprouvante, à cause de la pluie sur la piste qui m’a fait rouler très prudemment, et hors de la piste qui m’a fait baisser le moral. Heureusement le soleil a réapparu en fin de journée pour finir sur une note positive.

La journée est finie. Juste avant le speech final, une énorme averse s’abat, regroupant tout le monde sous la tente. Heureusement que beaucoup sont partis, enfin, surtout chez les noirs. Vient le moment du « podium », qui ne récompense pas les plus rapides sur la piste, mais ceux qui se sont inscrits les premiers au stage. Le troisième est un « rouge », un gars sympa qui roule en er6. La deuxième place revient aussi à un rouge, mais celui là vous le connaissez. Si vous avez bien lu, vous pouvez même dire qui est cet heureux élu. Et oui, c’est Sébastien. Heureux, il va chercher son lot, un livre édité par moto journal, retraçant 100 ans de moto. Vient la première place, le haut du podium. L’organisateur signale que c’est un noir, et se demande s’il y en a encore de présent, s’ils n’ont pas fuit face à la pluie. Il fait durer le suspens avant d’annoncer le nom de Xavier. Celui ci est heureux, et reçoit les applaudissements avec un grand plaisir. Même si ce n’est pas un podium purement moto, ce doublé fait chaud aux cœurs de nos deux poireaux. Serait-ce un signe pour leurs futures courses ?

Posted Under

One thought on “Stage De Radigues Riding School: le compte rendu

Laisser un commentaire